L'équipe de réalisation

 

 

 

 

                        Au début désordonnées, les inscriptions sont groupées par la suite en lignes ou en colonnes verticales, souvent encadrées de traits. Comme les textes en hiéroglyphes peuvent s'écrire en plusieurs directions, on détermine le sens de la lecture grâce à l'orientation de certains signes. L'écriture hiéroglyphique permet de relater l'histoire, de raconter les événements importants. Elle permet aussi de transcrire compte, règles juridiques, contrats, textes géographiques et scientifiques, littérature... L'oeuvre la plus renommée est le Livre des Morts écrit au 13ème siècle av. J.C.

Supports et outils

 Les hiéroglyphes se lisent sur des supports les plus variés pierres (destinées alors aux objets et monuments à caractère religieux et vouées à l'éternité), bois, métal, cuir (essentiellement pour les textes de grande valeur). Cependant, Le plus célèbre des supports demeure le papyrus. Cette plante, qui pousse en abondance dans les marécages de la vallée et du delta du Nil, servait à composer de nombreux objets quotidiens. Ses tiges fibreuses permirent d'apprêter un support qui allait révolutionner le monde de l'écriture en donnant naissance à la feuille. Découpées en bandes, assemblées, séchées, collées avec de la pâte d'amidon, les tiges formaient un rouleau de plusieurs mètres de long.

Pour écrire, le scribe assis en tailleur dévidait le rouleau. Il le calait entre ses genoux et posait son pagne. Il l'enroulait au fur et à mesure que le papyrus se couvrait d'inscriptions. Pour tracer les signes, le scribe utilisait une baguette de roseau à l'extrémité martelée ou taillée, selon l'usage. L'encre noire était composée d'un mélange de poudre de suie et d'eau, additionné d'un fixateur comme la gomme arabique. Titres, en-têtes et débuts de chapitres étaient écrits à l'encre rouge, à base de poudre de cinabre (un sulfure de mercure) ou de minium (un oxyde de plomb).